Petre Gaina, 63 ans, Strada Sergent Stefan Crisan

Je suis arrivé en 1968 à Bucarest. Je suis né dans un petit village à la frontière bulgare et je suis parti très tôt à Bucarest afin de travailler. Je suis devenu artisan plombier, ce que j’ai fait pendant 44 ans jusqu’à la retraite.

Souvent, à l’époque du communisme, il fallait non seulement réparer ou remplacer des pièces mais aussi et surtout le faire en présence d’un homme du parti. Celui-ci se pensait plus professionnel que les professionnels. Il fallait calmer ses ardeurs sans pour autant le vexer car il était du parti et avait donc un certain pouvoir.  J’ai deux enfants et des petits enfants.

J’aime passé du temps avec mes petits-enfants. Je vais les chercher à l’école et nous allons souvent dans les parcs. Il y a beaucoup de parcs et d’aires de jeu pour les enfants à Bucarest. C’est une grande force de cette ville, elle met beaucoup d’espaces au service des familles et des enfants. C’est dommage qu’elle soit si pollué et bruyante à cause des voitures. Nous avons un très beau pays, petit mais riche, il y a tout ce dont nous pouvons rêver, mer, montagne, plaine, ruisseau, fleuve…

C’est rare de trouver un pays avec toutes ces ressources. Dès que je le peux, je pars à la campagne et dans les montagnes pour pêcher. J’aime le silence et la musique de la nature.  Il n’y a rien de mieux pour se ressourcer.