Père Dometie, 61 ans, Splaiul Indepentei

Je n’habite pas à Bucarest même mais j’y viens plusieurs fois par semaine. Avec un autre prêtre, nous cherchons des bienfaiteurs pour construire un petit monastère à 200 kilomètres d’ici.

Je suis devenu prêtre très jeune. Depuis tout petit, j’ai la foi et cela a toujours été le pilier de ma vie. Je n’ai pas de famille même si je considère tous ceux que je rencontre comme tel. C’est une chance pour moi de pouvoir venir en aide aux plus démunis, d’apporter une réponse à une question grâce à mon apprentissage des textes sacrés.

Régulièrement, je me rends sur le mont Athos en Grèce afin de prier.  Venir ici souvent sans être pris dans son tumulte, me permet de jeter un regard juste sur Bucarest. C’est une ville pleine d’énergie qui est souvent mal utilisée. On pourrait comparer les bucarestois à l’architecture de la ville. Les immeubles sont construit les uns après les autres et parfois cela en devient anarchique. Les bucarestois perdent parfois ce sens de la vie simple et des qualités qui l’entourent : humilité, don, travail et émerveillement. Je me sens proche de cette ville qui apporte à qui sait ouvrir les yeux, et aussi son cœur, de très belles émotions.