Michel, 65 ans, Place du Général De Gaulle, Toulouse

Je suis né à Toulouse, mais mes parents sont originaires de Pau, dans le Béarne. Cependant je n'ai pas passé toute ma vie à Toulouse. À dix sept ans je suis parti à Paris pour suivre une prépa littéraire. Là bas j'ai vécu plusieurs vies, j'ai rejoint un groupe de rock, j'ai joué dans des pièces d'amis metteurs en scène. En cinq ans, j'ai tout fait sauf ce pour quoi j'étais venu. Au bout d'un moment je n'avais plus un rond et j'ai pris conscience que je vivais dans l'excès. Alors j'ai pris le train et je suis rentré à Toulouse chez mes parents. Ils m'ont laissé reprendre des études à condition que je travaille à côté. Je passais donc les week end chez un artisan fromager détestable mais que mes parents connaissaient bien. Je suis finalement devenu professeur d'anglais au collège. et j'ai commencé à travailler à vingt-sept ans, ce qui n'était pas trop tôt pour quelqu'un qui avait sauté une classe et à une époque où on travaillait jeune. Même si mon père était dur avec moi, mes parents ont été d'un soutien incroyable à l'époque. On passe notre jeunesse à trouver nos parents réactionnaires et une fois qu'on arrive aux âges auxquels on les a connu, on se rend compte qu'ils ne l'étaient pas tant que ça et que c'était même l'inverse parfois.

Ce que j'aime particulièrement à Toulouse ? L'aéroport international de Blagnac. C'est là toute la chance d'avoir une ville aussi grande et important. On peut voyager partout, toutes les destinations sont accessibles depuis Toulouse. Plus sérieusement j'aime le canal du midi, les bords de la Garonne, ce sont des lieux calmes où l'on peut se promener. J'aime aller de l'autre côté de la Garonne, vers Saint-Cyprien, un quartier qui se transforme et devient de plus en plus attractif.

Depuis une dizaine d'années je vis entre Toulouse et Fenouillet, une commune aussi calme que riche au Nord de Toulouse. C'est là bas que vit ma compagne. En semaine je garde le contact avec la ville, l'activité et surtout mon lieu de travail (je ne suis toujours pas à la retraite) et le week-end je pars me mettre au vert.