Jocelyne, Denfert-Rochereau, Paris XIV

J’ai eu une jeunesse formidable. Je suis née en Algérie d’une famille pied noir. J’y ai vécu une jeunesse dorée, au sens où nous ne manquions de rien surtout pas d’amour. Le piano c’était toute ma vie. J’enseignais déjà a 15 ans, j’étais répétitrice et j’avais 30 élèves. Plus tard, j’ai mené de front ma carrière de pianiste et une carrière administrative. Reçue en 1955 aux concours des P & T en Algérie alors département français, j’ai toujours été indépendante et je prenais mes décisions toute seule. En 62, j’ai décidé de rejoindre Paris avec mes diplômes en poche. Un changement radical dans ma vie, je ne me suis jamais retournée sur mon passé bien décidée a conquérir la capitale. J’ai réussi à obtenir un poste au Télécommunication, rue Feydeau. J’y ai été très heureuse pendant 17 ans.

Mais le piano était toujours présent, j’ai donc repris mes études de musique.

Paris est une ville où il est impossible de s’ennuyer : les copines, le bénévolat et la musique remplissent ma vie à présent. Paris est devenue ma ville. Malgré mon célibat, je n’y ai pas connu l’école de la solitude. J’ai joué beaucoup dans les résidences de personnes âgées. J’en ai entendu des destins et des histoires !

 

J’étais concertiste à la salle Cortot où j’organisais des concerts pour les musiciens que j’adorais. Cette salle de concert est ma deuxième maison.

 

Comme Milan ou Berlin, Paris permet aux très grandes voix et aux musiciens de se produire dans


de très beaux lieux.