Jean, 65 ans, Rue Volta, Paris III

Je suis né dans l'Allier, près de la ville de Vichy. C'est une région malheureusement plus connue pour la collaboration que pour ses qualités, que ce soit l'eau ou la qualité de vie. J'ai pourtant choisi de quitter ce havre de paix à mes dix-huit ans. Je suis parti pour faire des études en marketing à Lyon. Après trois années là-bas je suis monté à Paris, comme on disait, pour faire un master. 
J'ai donc eu une approche de la ville tout en gradation, en partant d'une petite ville (Vichy) à une des plus grandes villes françaises ((Lyon) puis à la capitale. Du coup je n'ai pas été trop perturbé par le changement d'environnement. Après mes études j'ai directement été embauché chez Citroën. C'était un vrai plaisir pour moi de travailler pour ce grand groupe français. J'y ai gravi pas mal d'échelons pour avoir un poste dans l'équipe de direction marketing pendant la majeure partie de ma carrière. 
On définissait les stratégies de ventes du groupe, suivant les modèles sur lesquels nous travaillions pour cibler des marchés. C'est un poste à la fois passionnant mais aussi très stressant.
J'ai rencontré mon épouse sur mon lieu de travail. C'était une collègue. Autant vous dire que notre entreprise a été très importante pour nous deux. Ensemble nous avons eu une fille qui vit aujourd'hui à Paris, à Montmartre. Nous la voyons assez régulièrement bien qu'elle ait beaucoup de travail. Elle s'est mariée l'année dernière donc nous attendons avec la plus grande impatience de pouvoir enfin être grands-parents, même si je ne suis pas sûr que ce soit à l'ordre du jour.
Le fait qu'elle habite dans le dix-huitième me permet de pouvoir retourner plus souvent sur Paris. En effet avec ma femme nous avons déménagé il y a une dizaine d'années à Enghien, au Nord de Paris. Je reviens aussi de temps en temps pour voir mes amis dans le onzième arrondissement. C'est là que nous avons vécu le plus longtemps. Je connais encore beaucoup de commerçants, même si c'est un quartier en pleine mutation. Je suis content d'y passer encore un peu de temps, même si ce n'est pas régulier. Je n'aimerai pas retourner là où j'ai habité dix ans après et ne plus rien reconnaître, je préfère suivre l'évolution, garder le contact.