Emil Georgian 70 ans, Baba Novac

Je suis né à Bucarest et j’y ai habité toute ma vie. Je m’y suis marié, j’ai eu deux enfants et j’ai 2 petits enfants. J’ai commencé à travailler dans les entreprises d’Etat sous le communisme. Après la chute de Ceaucescu en 1989, l’économie s’est ouverte et on pouvait librement faire des affaires pour son compte personnel.

J’ai créé une société de négoce, spécialisé dans l’import et l’export. Puis d’une première affaire, j’en ai créé une deuxième, puis une troisième. Aujourd’hui je vis surtout de mes dividendes. A Bucarest, on peut tout faire si on un peu d’argent et d’imagination. Mes principales activités de retraité sont de m’occuper de mes petits-enfants, la lecture et j’adore aller au théâtre et aux évènements organisés par la ville. Mais, je n’ai jamais su arrêter de travailler. Alors, j’investis encore beaucoup de mon temps dans mes sociétés même si elles sont très bien gérées par d’autres personnes. C’est plus fort que moi ! J’aime Bucarest, il y a pleins d’éléments que l’on voudrait voir évoluer mais c’est une ville avec beaucoup de dynamisme.

Les jeunes sont ambitieux et travailleurs. Je pense qu’ils peuvent redonner à Bucarest la réputation qu’elle avait en Europe avant la seconde guerre mondiale. Vous savez, c’était une très belle ville, avec une grande diversité de culture. C’est d’ailleurs l’époque avec les derniers grands écrivains et philosophes roumain : Eliade, Cioran, Noica, Nae Ionescu…  Cette ville est très spéciale et ce n’est pas pour rien qu’elle est notre capitale !