Anne, 71 ans, La Daurade, Toulouse

 

Je suis née et j'ai passé toute mon enfance à Osseja, un village de Cerdagne, dans les Pyrénées-Orientales. Je possède d'ailleurs toujours une maison dans cette commune. Je suis originaire d'une vieille famille catalane implantée dans la région depuis des siècles.

J'y retourne l'été pour retrouver ce parfum d'enfance et pour fuir la fournaise toulousaine. Il ne fait pas moins chaud mais il y a plus d'air. On peut se promener au bord du lac, voire même s'y baigner pour les plus jeunes. On arrive en juin pour la traditionnelle randonnée des contrebandiers et on reste jusqu'à la mi-août. J'ai des activités dans la paroisse locale, qui n'est pas aussi animée que l'église que je fréquente sur Toulouse. On a donc le challenge de la faire vivre pendant le temps qu'on passe à Osseja. Après avoir quitté la région à dix-neuf ans pour vivre autre chose, je me suis installée à Paris. J'ai travaillé pendant un an à Orly pour la Trans World Airlines, une grande compagnie aérienne américaine qui n'existe plus aujourd'hui. J'ai ensuite rencontré l'homme de ma vie, un architecte toulousain. J'ai donc fait le chemin inverse et nous nous avons déménagé à Toulouse, où je vis depuis cette époque. Dans un premier temps j'ai travaillé dans l'agence de mon mari comme secrétaire. Je faisais également un petit peu de comptabilité. J'ai arrêté mon activité à la naissance de notre deuxième fils. Nous avons eu quatre enfants qui nous ont à leur tour donné six petits enfants. Ces derniers sont âgés de onze à vingt-deux ans. Je les ai beaucoup promené dans tout Toulouse quand ils étaient plus jeunes. Maintenant nous faisons de grandes randonnées dans les Pyrénées Catalanes quand on part en vacances tous ensemble en été.

Quand je suis à Toulouse je suis active dans un mouvement de formation continue qui s'appelle « Poursuivre » et qui propose de nombreuses activités comme des ateliers presse, cinéma, philo, marche ou encore des cours de sophrologie.

Ici j'aime le quartier de la Daurade où je vis depuis plus de cinquante ans. J'ai une vue incroyable sur la Garonne de mes fenêtres. Mes amis sont terriblement jaloux de cette vue. On vit bien ici. Je profite de ma bonne santé pour me déplacer presque exclusivement à vélo.